Mot du Premier Président prés la Cour Suprême (PPCS)

Mesdames et Messieurs

Honorables invités

Chers participants

Nous voici au terme de cette 3è édition de la Conférence Judiciaire de l’Océan Indien.

Une conférence que la Cour Suprême de Madagascar a eue l’honneur d’accueillir et nous en sommes très honorés, et vous en remercions. Toutefois permettez-moi d’avoir une attention particulière à l’endroit de Madame l’Avocat Général Rakotondrazaka Noeline qui ne s’est pas ménagé depuis l’année dernière pour la tenue de cette 3è conférence.

Je me souviens de ses traits déconfits à chaque report, car il y a eu 3 reports, de ses traits tirés  ses derniers temps. Elle a su faire preuve de ténacité et a été constante dans sa détermination, soyez assuré Madame l’Avocat Général, de notre reconnaissance.

Nos remerciements vont également  à Madame Elise Ralser et à l’Association LEXOI. Par les échanges de mails dont j’ai été en copie, nous avons constaté également votre disponibilité sans faille et votre attachement à la réussite de la conférence judiciaire de l’Océan Indien.

D’ailleurs votre venue et votre participation à la conférence le démontre bien.

Je n’oublie pas Madame RAKOTOBE Nelly, Premier Président honoraire, mais elle est toujours dans le rôle d’un Premier Président, toujours prête à être parmi nous, dans la conception du format de la conférence, les thèmes à traiter, elle a été de tous les coups et même au-delà. Madame le Premier Président, Merci !

Un grand remerciement également au SCAC qui nous a appuyés et sans lequel cette conférence n’a pu se tenir, au Ministère de la Justice pour son appui logistique, avant et pendant la conférence.

En enfin à tous ceux et celles qui de près ou de loin ont fait que la conférence aboutisse, ait pris forme et se termine aujourd’hui ;

De par le thème de cette conférence « les enjeux de la coopération régionale en matière de justice », nous avons pu, non seulement prendre contact avec les différentes règles de nos juridictions respectives, mais nous avons pu appréhender les difficultés et limites auxquelles nous sommes confrontés.

Mais plus, nous nous sommes rendus compte que des conventions nous lient, si nous ne prenons que l’exemple de l’état civil  et la nationalité, et qu’il y a lieu à s’en inspirer  pour dissiper les difficultés ;

La corruption et les règles déontologiques n’ont laissé personne indifférente. Nos échanges ont permis de savoir comment chacun de nous vivons ou nous ne vivons pas ces règles déontologiques.

L’effectivité des décisions de justice crée problème, surtout depuis que nous vivons la mondialisation.

Du constat de ces difficultés est née l’idée qu’il faille réfléchir ensemble à une convention de reconnaissance réciproque des décisions de justice entre les pays membres de cette conférence ;

Ce qui nous a conduits à voir les conditions pour l’efficacité d’une coopération juridique et judiciaire.

Mesdames et Messieurs

Telles ont été nos réflexions au cours de cette conférence, mais au-delà de ces échanges d’idées et de connaissances, nous nous sommes rencontrés. Que les systèmes et règles ne sont que de l’encre sur un papier, mais ce sont les hommes et les femmes qui les animent.

Qu’une coopération ne s’anime que parce qu’il y a des hommes et des femmes derrière.

Qu’une coopération ne peut se faire que parce qu’une  compréhension mutuelle s’est instaurée. Que la confiance ne s’installe que si les hommes et les femmes se rencontrent et se connaissent ;

Tels est aussi, je crois le plus de cette conférence.

On a discuté, les yeux dans les yeux et le sourire aux lèvres

Mesdames et Messieurs

Je ne puis clore mes propos sans me projeter et vous projeter dans le futur.

En effet en marge de cette conférence, le bureau s’est fixé un plan d’action à la portée de nos possibilités et ressources.

Si la conférence doit continuer, la périodicité sera fixée à 2 ans. Mais entretemps, la coopération suivra son cours.

Nous nous sommes fixés comme objectif de faire un échange de formation. Il nous faut ainsi se communiquer nos plans de formations respectifs. De ces plans, chacun d’entre nous pourra sélectionner ce qui l’intéresse et pourra rejoindre la formation dans la mesure de ses possibilités.

En plus, chacun d’entre nous définira un thème de réflexion en interne et les autres pays pourrons rejoindre la réflexion dans la mesure où le thème l’intéresse.

Pour centraliser et communiquer toutes ces informations un secrétariat permanent tournant est mise en place. Madagascar assurera cette fonction jusqu’à la prochaine conférence qui se tiendra en 2020.

Et je vous donne rendez-vous dans deux ans aux Seychelles  qui a bien voulu accepter d’héberger la prochaine conférence.

Sur ce, je déclare close le 3è édition de la Conférence Judiciaire de l’Océan Indien

Vive la Conférence Judiciaire de l’Océan Indien.

 

 

 


Mot du Procureur Général prés la Cour Suprême (PGCS)

 

LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR SUPREME

ANDRIATIANARIVELO René José